Souvent présenté sous l’angle de la rigueur budgétaire et des réformes macroéconomiques, son action est également marquée par une transformation profonde de l’écosystème numérique au service des finances publiques et, plus largement, de l’économie digitale.
Une administration financière progressivement dématérialisée
Sous son impulsion, le Bénin a accéléré la digitalisation de ses services fiscaux et douaniers. L’objectif est clair : réduire les lenteurs administratives, limiter les contacts physiques et renforcer la transparence des opérations.
Les administrations fiscales ont ainsi évolué vers des plateformes numériques permettant aux contribuables de déclarer et payer leurs impôts en ligne. Cette dématérialisation a contribué à une meilleure traçabilité des recettes publiques et à une réduction progressive des pratiques informelles.
Dans le même esprit, les services douaniers ont été modernisés avec des systèmes numériques de traitement des déclarations, facilitant le commerce extérieur tout en renforçant le contrôle des flux.
Une stratégie de centralisation et de contrôle des flux financiers publics
L’un des axes majeurs des réformes associées à son action repose sur la centralisation des finances de l’État. La mise en place et le renforcement du compte unique du Trésor ont permis une meilleure visibilité des flux financiers publics, tout en réduisant les dispersions de liquidités dans le système bancaire.
Cette architecture financière s’appuie fortement sur des outils numériques de suivi en temps réel, qui renforcent la discipline budgétaire et la capacité de pilotage de l’État.
L’essor des paiements numériques dans l’écosystème public
Les réformes portées par l’équipe économique du Bénin ont également favorisé l’intégration progressive des paiements numériques dans les transactions entre l’État, les entreprises et les citoyens.
Le mobile money et les solutions de paiement électronique sont devenus des relais importants pour le paiement de taxes, de redevances et de services publics. Cette évolution a permis de réduire l’usage du cash dans certaines opérations administratives, tout en élargissant l’inclusion financière.
Dans un pays où les services financiers traditionnels restent parfois limités, cette orientation a contribué à rapprocher l’administration des populations via des outils mobiles largement diffusés.
Une modernisation soutenue par la donnée et la transparence
Au-delà des outils, les réformes financières et numériques s’appuient de plus en plus sur l’exploitation de la donnée. L’objectif est d’améliorer la prévision des recettes, de détecter les anomalies et de renforcer l’efficacité des politiques publiques.
Cette logique data-driven transforme progressivement la manière dont l’État béninois planifie et exécute ses budgets, en introduisant davantage de pilotage en temps réel.
Une transformation encore en construction
Si les avancées sont notables, la transformation numérique du secteur public béninois reste un chantier en évolution. Les défis persistent, notamment en matière d’interopérabilité des systèmes, de cybersécurité, ou encore d’accès équitable aux services numériques dans les zones rurales.
Mais la trajectoire est claire : sous l’impulsion de figures comme Romuald Wadagni, le Bénin s’est engagé dans une modernisation structurelle où le numérique n’est plus un simple outil, mais un levier central de gouvernance économique.





