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Levée de Fonds : Les startups d’Afrique francophone marginalisées malgré une nette progression des investissements

Le troisième trimestre 2026 a été le plus dynamique de l’année pour les startups africaines. Mais les capitaux restent concentrés sur quelques marchés, et l’Afrique francophone n’y occupe qu’une place marginale.

Benin iTech
2 Min de lecture

Selon les données de Disrupt Africa, les startups tech africaines ont levé 582,8 millions de dollars au troisième trimestre 2026, son meilleur trimestre de l’année. Depuis janvier, 137 startups ont réuni 1,39 milliard de dollars, et l’année est en passe de dépasser les 1,64 milliard levés par 178 startups en 2025. La projection de 1,85 milliard pour 2026 reste toutefois loin des pics de 2022 (3,33 milliards) et 2023 (2,4 milliards).

Les chiffres varient selon les méthodologies. D’après TechCabal, les startups africaines ont levé environ 2,1 milliards de dollars sur 275 opérations entre janvier et août 2026, légèrement plus que sur la même période en 2025.

Quelques gros tickets, une forte concentration

Les entreprises nigérianes arrivent en tête avec plus de 500 millions de dollars, devant le Bénin, l’Égypte, l’Afrique du Sud et le Kenya. Le Bénin est le seul pays francophone de ce classement, mais sa position tient surtout à une opération : ses 327,1 millions de dollars sont portés par la levée de 215 millions de Spiro, en dette et en fonds propres, réalisée en juin.

Août a été le mois le plus actif, avec 438 millions de dollars, tiré par le tour de série C de 250 millions de Moove, les 50 millions de Jumia en fonds propres et les 40 millions de Yellow Card. La levée de Jumia a été soutenue par la Société financière internationale (IFC) et Axian.

Les jeunes pousses sous pression

La reprise ne profite pas à tous. Les fondateurs en phase d’amorçage font face à un environnement plus difficile et se tournent davantage vers les subventions publiques, les programmes de fellowship et de petits investissements Web3 que vers le capital-risque classique. Pour l’écosystème francophone, le défi reste entier : attirer des capitaux au-delà des quelques opérations d’envergure.

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