Le premier obstacle est économique : l’accès aux smartphones reste limité. En Afrique subsaharienne, seuls 33 % des adultes possèdent un smartphone, en grande partie à cause de son coût, qui peut représenter jusqu’à 26 % du revenu mensuel moyen dans certains pays. Résultat : une part importante de la population reste confinée à des téléphones basiques, incompatibles avec de nombreux services financiers numériques.
À cela s’ajoute un frein plus profond : l’illettrisme numérique. Dans plusieurs pays, plus de la moitié des personnes qui connaissent le mobile money déclarent ne pas savoir l’utiliser ou craindre de faire des erreurs. Tant que ces barrières d’accès et de compétences ne seront pas levées, la promesse d’une inclusion financière totale restera incomplète, malgré le potentiel déjà colossal du secteur.




