Il suffit d’un clic droit dans la fenêtre, d’une option dans le menu et toute la navigation bascule sur le côté gauche de l’écran. C’est par contre réversible en deux secondes. Le déploiement se fait par vagues depuis la version 146. Si l’option n’est pas encore visible, ce n’est qu’une question de jours.
Quel est l’intérêt d’avoir des onglets verticaux ?
Si vous travaillez avec des dizaines de pages ouvertes en même temps, vous comprenez rapidement le problème. Les titres disparaissent, les favicons se multiplient et pour retrouver le bon onglet, vous perdez de précieuses minutes. La barre verticale règle ce problème, car les titres s’affichent en entier, dans une colonne que l’œil parcourt naturellement de haut en bas.
Pour les profils qui gardent en permanence des dizaines d’onglets ouverts (chercheurs, journalistes, développeurs, équipes qui jonglent entre docs, mails et outils métier), ce changement d’axe modifie réellement la façon dont on navigue. Vous n’avez plus besoin de survoler tous les onglets pour identifier son contenu.
Google révèle dans ses notes de mise à jour que cette disposition est parfaite pour le multitâche. Elle est conçue pour que l’utilisateur ne perde plus jamais un onglet. Toutefois, cette fonctionnalité a été très longue à dévoiler alors que les utilisateurs l’attendaient depuis quatre ans !

Le mode lecture quitte son panneau étroit
Chrome embarque aussi une refonte pour son mode lecture. Jusqu’ici coincé dans un panneau latéral trop étroit pour être vraiment agréable, ce mode qui efface les publicités, les menus et tout ce qui distrait pour ne garder que le texte passe en plein écran. L’interface prend toute la largeur, la mise en page respire et la lecture longue devient enfin confortable dans le navigateur.
L’icône dédiée apparaît directement dans la barre d’adresse sur les pages compatibles. Vous n’avez pas besoin d’extension, d’aller chercher l’option dans les paramètres.
Le signal derrière les fonctionnalités
Ces deux ajouts seraient anodins s’ils ne révélaient pas quelque chose de plus important. Chrome a longtemps joué la carte de la vitesse et de la compatibilité, laissant l’ergonomie à ses concurrents. Edge, Arc, Brave et Firefox ont chacun, à leur façon, poussé l’expérience utilisateur plus loin que le navigateur de Google qui teste un bouton pour discuter avec l’IA depuis Chrome.
La généralisation de fonctions qui existaient ailleurs depuis des années montre que Google ne veut plus laisser ce terrain à ses concurrents. Rappelons qu’il y a 3 milliards d’appareils qui fonctionnent sous Chrome.



